Washington D.C et Charleville-Mézières : même combat

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Non mais les amis, dans quel monde on vit ? Un monde de fous, je vous le dis ! Il y a quelques jours, je regardais en direct la prise du Capitole (bon ils ont encore du chemin pour nous égaler mais je leur donnerai de la brioche s’ils veulent. J’en fait tous les jours. #MarieAntoinnetteisback).

Bref. Parmi les breaking news qui apparaissaient dans les bandeaux, je lis : « la maire de Washington impose un couvre-feu à 18h ». Et moi de m’exclamer à voix haute :

« C’est aussi le cas à Charleville-Mézières et on en fait pas tout un plat ».

Le monde n’a jamais été aussi petit

Mais What The Fuck ? Ouais avec des majuscules parce que quand même quoi ! Sérieusement ? Depuis quand tu peux rapprocher Washington D.C des Ardennes ? Depuis quand le monde est devenu si petit et similaire ?

Purée mais vous imaginez ! Les Etats-Unis, c’est le pays de tous les fantasmes. Des plus grands films, des séries géniales, c’est un monde que l’on regarde avec fascination. Et d’un seul coup tu peux transposer les aventures d’Olivia Pope au service communication de la mairie de Sedan ? Mais non !!!!!!

Ouais enfin moins à Sedan du coup

Ce Covid nous aura donc tout pris ? Enfin cette Covid. On sait pas. Même ça les amis ON NE SAIT PAS.

On a un virus transexuel ! Le truc a commencé avec un nom masculin et le voilà maintenant muté au féminin pour une raison qui m'échappe encore. Cliquez pour tweeter

Encore des certitudes qui s’effondrent

Quand j’étais gamine, j’avais vraiment très très peur de la mort. Et la seule chose qui me réconfortait, c’était de penser au fait que tout le monde était dans le même bateau. Bizarre mais efficace.

Eh bah en ce moment on est tous dans la même galère et en fait je me rends compte que cette astuce craint à mort ! Parce que c’est pas réconfortant du tout de voir le monde s’éteindre, être mis sur pause ou presque, dans un grand tout où plus rien ne se distingue. De New York à Paris en passant par Le Havre ou même Palavas-les-Flots ! Il n’y a plus de différence. Et c’est presque pire qu’au premier confinement !

Souviens toi le premier confinement

Parce que le premier, bon, c’était bien la loose (hein les parents !!!!) mais disons qu’on était stupéfaits, estomaqués, incrédules. Et puis le printemps n’était pas loin. L’espoir d’une amélioration était légitime. On avait une deadline inconsciente. Et bien sûr, on se disait, insolents, qu’on ne se laisserait pas avoir une deuxième fois, que nous serions prêts pour la seconde vague. Mais là, maintenant… c’est déjà la troisième saison qui pointe le bout de son nez ! Oh punaise !

Le deuxième confinement c’est une lente, lente, lente dépression comme dirait l’autre. Parce qu’il n’a plus de fin. C’est devenu la nouvelle normalité. Une normalité qui te vide complètement. Même un vampire aurait pas envie de nous bouffer. On est devenu aussi froid qu’eux.

Alors oui, les enfants sont à l’école (ouf !), il y a un peu plus de magasins ouverts, mais on n’a même plus envie d’y aller. À quoi bon s’habiller pour traîner entre les murs de chez soi ? À quoi bon se mater des séries qu’on débriefera entre 2 interférences d’un apéro Zoom qu’on ne fait même plus !!! J’aimerais avoir des stats sur la question mais je suis sûre que ça a chuté complètement ce rendez-vous des débuts.

Sondage confinement : est-ce que les apéros Zoom, c'est pas déjà has been ? #dumondedansmatete #confinement Cliquez pour tweeter

On en viendrait presque à être nostalgiques des premiers jours du confinement en fait. Enfin presque hein, j’insiste, faut pas déconner. Et puis tout le monde nous vend le monde d’après. Et on sent déjà que c’est surcôté ce truc. Mais il faut bien s’accrocher à l’espoir d’un renouveau.

Enfin du neuf !

Et finalement, je terminerai par là. C’est ça qui m’a fait le plus bizarre quand j’ai maté la déchéance américaine en direct depuis mon canapé l’autre soir. En fait je me suis réjouis. Pas de ce qu’il se passait, mais de vivre un truc en direct, un évènement important, quelque chose qui change des chiffres quotidiens qui montent et descendent, des couvre-feu et autres gestes barrières.

Punaise, c’était vivant. Une vraie actu ! De celle que tu peux commenter avec un regard neuf et qui t’amène de nouvelles questions « Twitter devait-il fermer le compte de Trump ? Qu’est-ce que l’Amérique pour nous ? Qu’aurait fait Olivia Pope (oui Scandal = ma série culte) ? »

Bref. De la nouveauté, de la fraîcheur, du neuf, dans ce monde gelé qui attend qu’on vienne le remettre en route.

Comme quoi, il aura peut-être pas tout raté ce Trump. Nannnn j’déconne.

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